Avant le repos

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ELENA GIANINI BELOTTI
Avant le repos
Titre original : Prima della quiete
Traduit de l’italien par Christine Lau
272 pages / 21 € / Format : 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-22-1
Conception graphique : Mr Thornill
Paru le 14 janvier 2020
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〈 Le livre 〉
L’histoire d’Italia Donati, une jeune enseignante de la campagne de Pistoia, en Toscane, qui, victime de sa beauté et de son inexpérience, harcelée et persécutée par des rumeurs mensongères, est poussée vers le seul geste qui puisse laver sa réputation. Martyre de l’obscurantisme, esclave de son appartenance à un genre qui ne comptait pour rien et ne pouvait donc être éduqué, empêchée de vivre, Italia acquit une gloire posthume en étant célébrée par le Corriere della Sera.
Son nom est ainsi venu s’ajouter à la longue liste des femmes qui tentèrent de se libérer de la domination imposée par les hommes.
Inutile d’insister sur l’importance de raconter une fois encore l’histoire d’une femme dont la fin fut tragique ; inutile de dire à quel point elle trouve des échos dans notre monde actuel ; inutile d’expliquer combien il est nécessaire de faire connaître cette terrible destinée.
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En 1861, l’Italie est devenue un État indépendant. Dans ce contexte, l’enseignement était une ressource très puissante pour arrêter l’analphabétisme de la nation montante. A partir de la loi Casati en 1859, puis, lorsque l’Italie devenue un État indépendant en 1861, avec la loi Coppino de 1877, qui a rendu obligatoire et gratuite la scolarisation, d’abord jusqu’aux deux premières années, puis plus tard jusqu’à la fin du cycle, la politique scolaire italienne a modifié son système, et en particulier a cherché à étendre l’enseignement primaire aux plus petites communes. Cette loi a, dans le même temps, conféré à l’autorité municipale toute une série de prérogatives relatives au corps enseignant : la nomination des enseignants, la quantification des salaires, la délivrance de certificats et même la révocation de l’emploi.
Italia Donati était une jeune femme, originaire de Cintolese, devenue institutrice à Porciano, petits villages de Toscane. Grâce à son intelligence et à son travail, elle a échappé à la pauvreté et à l’ignorance de sa famille paysanne, en essayant de s’émanciper, même si, au XIXsiècle, les femmes étaient toujours moralement et pratiquement dépendantes de l’homme. Arrivée à Porciano en septembre 1883, Italia Donati était pleine d’espoir et d’attentes pour sa première expérience professionnelle. Pourtant, en acceptant l’hospitalité du maire, qui l’avait recrutée comme enseignante, et auprès duquel elle pensait trouver le soutien et la protection dont une femme seule à cette époque avait encore besoin, elle n’avait pas conscience que cette proximité serait à l’origine d’une vague de calomnies infâmes, qu’elle ne parviendrait jamais à faire taire…
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〈 À propos 〉

Une tragédie italienne

C’est sur les traces d’Italia Donati, jeune institutrice née en 1863 dans une famille paysanne de Toscane, que part l’écrivaine et sociologue italienne Elena Gianini Belotti. Après l’essai Du côté des petites filles (Des femmes, 1974), elle poursuit son combat contre tout ce qui enferme et conditionne, racontant ici la destinée tragique d’une femme qui pensait échapper à la pauvreté par l’éducation. Victime de sa beauté, harcelée par le maire du village, persécutée par des rumeurs mensongères, la voici confrontée aux travers d’une société patriarcale et obscurantiste. Elle finira par se suicider, seule manière de laver sa réputation. Dans un style réaliste, presque documentaire, Belotti décrit un royaume d’Italie naissant où, dans les campagnes encore analphabètes, « l’instruction devait apparaître comme un luxe inconcevable, une ambition coupable qui ne provoquait que le blâme. Et sous le blâme couvait la jalousie».
Le Monde des livres Florence Courriol-Seita
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« Vous vous demandez quel livre vous achèterez dès la réouverture des librairies ? Ne cherchez plus, il est là !
Ce roman est de ceux qu’on commence et qu’on ne peut plus reposer. Nous faisons la connaissance d’Italia, dernière des enfants de la famille Donati, qui aura l’opportunité de devenir institutrice. Un métier qui lui permettra de s’épanouir mais aussi et surtout d’apporter une aide financière essentielle à sa famille extrêmement modeste. Jusque là, l’avenir lui tend les bras. Mais, en passant son examen, elle ignore qu’elle fait désormais partie d’un cimetière invisible : celui des institutrices soumises aux diverses pressions des hommes de qui dépendent leurs postes, des populations qui ne voient pas l’éducation obligatoire de leurs enfants d’un bon œil, encore moins quand elle vient de jeunes femmes.
Suivre Italia dans ce qu’elle va devoir affronter dans le petit village de Porciano est une réelle épreuve pour le lecteur. J’ai rarement ressenti une telle tension lors d’une lecture et c’est ce qui rend ce livre si important à mes yeux. Le processus destructeur est suivi du début à la fin, porteur de conséquences, de réactions, d’espoirs et de sentences, encore et encore. C’est un cycle pervers dont on a l’impression qu’il ne s’arrêtera jamais car il y a toujours une bonne raison paranoïaque qui justifie le sort de la jeune femme. L’odeur du sang excite la foule et la douleur d’Italia nous habite un peu page après page, on se défend avec elle et aimerait pouvoir lui crier qu’on la croit, qu’on l’entend, qu’on est là pour elle, tout simplement.
Ce portrait de femme (outrageusement oubliée comme ses consœurs) est aussi le portrait d’une société sexiste dont la hiérarchie et le pouvoir sont indéniablement phalliques. Et, de ce livre, on ne peut s’empêcher de faire certains parallèles avec le monde actuel dans lequel on détruit des vies de femmes à coups de mensonges, de rumeurs ou de jugements purement haineux. Inquisition populaire des mœurs.
Ce roman est tiré de faits réels. On ressort de sa lecture avec le sang glacé et avec cette colère qui peut permettre de ne plus accepter les mentalités destructrices, mortifères. Cette bave venimeuse qui se répand aujourd’hui énormément sur les réseaux sociaux, où l’anonymat donne encore un sentiment de toute puissance et d’impunité, où des foules numériques dévorent leurs cibles avec frénésie. On pense également au harcèlement scolaire qui continue à faire des victimes, de très jeunes victimes.
J’ai aimé ce roman et Italia de tout mon cœur et j’aurais aimé aussi que sa terrible réalité n’existe pas. J’aurais aimé que cette histoire (et les autres qu’elle rappelle) n’ait pas été et qu’elle ne trouve pas non plus d’écho aujourd’hui. J’aurais aimé.
Avec ce roman Elena Gianini Belotti fait mémoire avec force et ne laisse personne indifférent. Je vous en prie : lisez-le, partagez-le, offrez-le. »
Les miscellannées d’Usva  
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« Elle est encore vivante ? Cette question me vient quand je vois à la librairie Violette and Co un livre d’Elena Gianini Belotti. (Je regarde sur Wikipédia : oui, elle est vivante, elle a 90 ans.)
Pour moi, et sans doute pour vous aussi, Gianini Belotti, c’est de l’histoire ancienne, c’est Du côté des petites filles, un essai italien dont la traduction est parue en 1974 aux éditions Des Femmes. Ce texte fondateur de la pédagogie féministe m’a aidée à élever mes filles.
Je feuillette ce livre au titre curieux, Avant le repos : un texte de fiction inspiré par une histoire vraie, celle d’une institutrice dans la campagne toscane, acculée au suicide en 1886 par le harcèlement de bien-pensants. C’est un petit éditeur de Bordeaux, do, qui a pris le risque de le publier — il est paru en Italie en 2004.
Je fais confiance à Violette, et j’achète ce livre. Grâce au confinement, je le lis et découvre une merveille. Un texte fort, une traduction excellente. Je voudrais vous donner envie de lire ce livre, de l’acheter, d’aider cet éditeur en cette période si difficile pour la chaîne du livre.
« Le prix de l’honneur est la mort, et c’est à ce seul prix qu’il est restitué. » Pour arriver à ces derniers mots, p. 265, il faut que se développe tout un récit, puissante illustration de ce que fut la courte vie d’Italia Donati, morte à 23 ans. Cette belle jeune femme très pauvre avait cru pouvoir échapper à la misère en devenant institutrice ; soumise à une pression sociale insupportable, elle ne voit d’autre issue que le suicide pour sauver son honneur.
Son honneur ! Les féministes ont assez dénoncé cet honneur-là, l’honneur des femmes, qui se trouve entre leurs cuisses ! Le moindre soupçon l’entache à jamais, et rien ne peut laver la souillure.
Victime de calomnies dues à la jalousie, Italia Donati est acculée, sans aucune défense possible. Coincée, enfermée, désespérée. Sa famille ne la comprend pas, ou lui tourne le dos, de peur d’être entraînée dans son discrédit. Personne ne peut l’aider, aucune femme et encore moins un homme, qui serait aussitôt suspecté de complaisance. Elle ne peut pas démissionner : ses parents malades mourraient de faim, car ils survivent avec sa maigre paie.
Écrit de main de maîtresse, ce livre dessine une destinée tragique conduite jusqu’à sa fin inexorable, suivie d’un rebondissement paradoxal : l’innocence de la victime est enfin reconnue ! Une fois morte, celle qui était traitée de putain est célébrée telle une vierge et martyre par les mêmes bien-pensants qui ont causé sa perte.
Avant le repos : comment comprendre ce titre ? Dans un monde impitoyable, le seul repos pour cette pauvre jeune femme a été la mort. Ce livre magnifique nous aide à penser, à comprendre, à réfléchir à notre monde machiste, pour mieux ajuster notre action.
Pas de repos pour des féministes : ensemble, changeons ce monde de violences et d’injustices ! »
Florence Montreynaud
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« C’est le récit d’une vie abîmée par la rumeur, le roman d’une jeune femme prise dans l’étau des mensonges et des médisances. Il est hors-temps ce texte d’Elena Gianini Belotti, parce que le bon et le mauvais se côtoieront sans cesse et que la vindicte populaire sera toujours présente.
Italia Donati est cette jeune enseignante de la campagne de Pistoia, en Toscane. Nous sommes en 1883. Italia vient du fin fond d’une vallée, être institutrice était vu comme un travail de dilettante alors que, bien sûr, la réalité est tout autre avec ces trous à rats qui servaient de salles de classe, le manque évident de moyens, le nombre incroyable d’enfants tenant dans un si petit espace sans eau ni chauffage.
Au travers des lignes de l’écrivaine italienne (traduction de Christine Lau), j’ai pu ressentir sa passion pour ces femmes luttant pour une transmission des savoirs, la valorisation de leur apprentissage et le combat mené pour se libérer d’un joug totalement masculin. Certain(e)s vont alors trop rapidement se dire « encore un écrit féministe », non, ce serait aller trop vite sur ton destrier l’ami(e), parce que c’est toujours beaucoup plus que cela. C’est un roman contre l’obscurantisme et pour le courage d’affirmer sa voix.
Au fil des pages, sont présents les paysages de Toscane, les arbres, la rocaille, les champs, un pont, un moulin, les lavandières. Il y fait chaud dans cette Italie des petites communes, celles des maires tout puissants décidant des nominations, des salaires, des certificats, des révocations…et des jupes à lever.
Pédagogue, chercheuse, essayiste, Gianini Belotti marque son talent d’auteure avec ce portrait émouvant d’Italia, une jeune femme qui échappa à sa condition sociale mais restera femelle sous le pouvoir des hommes, notamment du scélérat Raffaello Torrigiani, maire de Porciano.
Dans Avant le repos y règne donc ce soleil qui « vient de surgir, et la désolation de Cintolese, de ces pauvres maisons éparses sur les bords de la poussiéreuse Via Francesca, est adoucie par la limpide clarté de la fin de l’été. (…) à l’est, le Monte Albano, couronné de lumière, s’étend paresseusement comme une jument endormie. » J’ai eu envie de m’y prélasser dans ces pages mais rapidement le tord-boyaux de l’existence encastrée entre soumission et persécution vient te racler l’âme.
Tu le sais, tu le pressens, ce qui va arriver, pourtant ce roman reste absolument passionnant parce que toute sa mécanique ne tient pas à ce mystère mais à cette ambiance sourde et suffocante.
Elle rêvait Italia, d’égalité, de liberté et puis la voilà en lutte incessante contre l’ignorance, la bêtise, le mépris et la haine.
Avant le repos est cette magnifique tragédie, celle de la meute aux dents acérées et d’une femme qui ne voulait donner rien d’autre que sa foi en la connaissance.
Coup au cœur manifeste. »
Fanny Nowak 

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« L’histoire vraie d’Italia Donati, jeune enseignante italienne qui, dans la Toscane des années 1880, sera victime de sa beauté et de sa condition de femme. Poursuivie par des rumeurs mensongères et une persécution permanente, sans aucun soutien, elle se suicidera de désespoir à 23 ans. Parfaitement construit, marqué par une langue délicate et précise, qui sait se faire d’autant plus frontale et incisive, ce texte est un témoignage de plus sur une destinée féminine tragique dessinée par un modèle patriarcal hideux.
L’affaire Weinstein n’est qu’un triste et dramatique exemple de ce que les femmes subissent depuis des siècles dans nos sociétés patriarcales, victimes que l’on veut toujours coupables, comme renfermant dans leur chair la faute première.
Ce livre, nécessaire et particulièrement émouvant, est de ceux dont on salue l’existence et la publication même si on préférerait que ces histoires n’aient pas besoin d’être racontées, ou plus précisément que ces histoires n’aient pas existé. »
Librairie Myriagone Angers
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« Saluons le beau travail des éditions do : cette maison qui ignore les frontières puisqu’elle ne publie que des traductions. Encore une fois une œuvre rare, une traduction soignée, un livre impeccable. Le nom d’Elena Gianini Belotti est oublié alors qu’elle connut en Italie et en France dès 1974 un grand succès avec Du côté des petites filles, premier essai montrant le conditionnement exclusif des petites filles et des petits garçons à leur sexe par l’éducation et l’enseignement. Elle fût une grande pédagogue et chercheuse mais on découvre là une grande romancière, si tant est que l’on puisse classer ce livre dans les romans. Découvrant l’existence d’Italia Donati, jeune femme nommée institutrice en 1883 dans un village toscan, elle décide de partir sur ses traces. Originaire d’une famille paysanne pauvre, celle-ci rêve de s’affranchir de sa destinée et du poids du patriarcat. C’est sans compter sur sa grande beauté qui ne fut pas un atout. De sa condition sociale, elle s’émancipera, de sa condition de femme pas. C’est un émouvant portrait, tout en gloire déchue. Le prix de l’honneur est la mort, avant le repos. »
Librairie Les Saisons La Rochelle
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Le Monde diplomatique mai 2020
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« Le récit tragique de la vie d’Italia Donati, jeune institutrice de la fin du XIXe siècle qui fera les frais de sa volonté d’émancipation. Victime des calomnies populaires mais surtout d’une violence patriarcale omniprésente, Italia incarne une figure emblématique dont le sort fait tristement écho à une situation toujours d’actualité. Bouleversant. »
Librairie Millepages Montreuil
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« Dans ce roman publié en 2004 mais tout juste traduit en français, l’auteure nous raconte l’histoire, véritable, d’Italia Donati.
Dans la Toscane paysanne des années 1880, cette jeune maîtresse, sur qui repose le sort misérable de sa famille restée à Cintolese, accède à son premier poste dans le village de Pociano.
Le maire lui impose de loger dans une partie de sa demeure et dès lors Italia devient la terrible victime de rumeurs mensongères. La jalousie et la méchanceté des édiles, de la population se répand dans sa classe avec les plus grandes. Pendant de longs mois, Italia va chercher à prouver son honneur.
Avant le repos dénonce la terrible condition des institutrices de cette époque et rend hommage aux « jeunes femmes tombées sur le champ de l’émancipation ». »
Librairie Les Lucettes Ste-Luce-sur-Loire
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« Elena Gianini Belotti dresse un tombeau de papier magnifique pour cette femme dont l’honneur ne fut rétabli qu’à sa mort. Son écriture classique et élégante montre, avec toutes les subtilités possibles, les rouages du pouvoir, des on-dit et de leurs conséquences sur le corps et l’esprit des femmes. Alors que le métier d’institutrice semblait enfin ouvrir une voie possible en vue de l’émancipation de femmes italiennes à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècles, cette voie fut le plus souvent semée d’embûches, puisque ces jeunes filles étaient envoyées seules dans des villages où le maire, qui avait tout pouvoir sur l’école, pouvait largement abuser d’elles. Un texte intemporel ! »
Librairie Terra Nova Toulouse
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« Un récit fort, un texte poignant, un portrait vibrant. Le destin hors normes et terriblement cruel d’une femme digne de bravoure. Ce roman fait malheureusement écho à notre époque. Un livre à lire, à offrir. »
Librairie Le Divan Paris
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« L’autrice du magnifique essai Du côté des petites filles nous entraîne cette fois dans l’histoire d’Italia Donati, enseignante d’origine paysanne à la fin du XIXe siècle en Toscane, qui va rapidement être persécutée par tout un village du fait de sa beauté et de son indépendance d’esprit.
Encore une fois, Belotti s’attache à nous raconter l’histoire des femmes de son pays, de leur combat pour l’égalité, de leur désir d’émancipation et de liberté. »
Librairie Atout livre Paris
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« Fin du XIXe siècle, Toscane, l’instruction publique et laïque devient obligatoire, les mairies créent des écoles. Elena Gianini Belotti (autrice, pédagogue, essayiste) écrit la vie d’Italia Donati, jeune paysanne devenue institutrice, littéralement mise à mort par les rumeurs qui se créent à son arrivée, après son recrutement par un maire coureur de jupon. La violence du quand-dira-t-on, l’ignorance, le terrible mépris pour qui n’est pas né dans la région, la médisance et la domination masculine rongent peu à peu sa vie, sa vocation. Terrible histoire de lutte homme-femme et de lutte des classes, et superbe roman. »
Eric Pessan écrivain
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Quand la Librairie Nordest Paris dit qu’il y a du bon, du très bon en littérature, elle affiche dans sa sélection la couverture d’Avant le reposd’Elena Gianini Belotti.
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« Le portrait poignant d’une jeune institutrice italienne à la fin du XIXe siècle.
Originaire d’une famille paysanne aux revenus modestes, Italia Donati veut faire de son parcours un combat pour s’affranchir de sa condition sociale et réaliser son rêve de devenir institutrice. Diplôme en poche, elle part afin d’assurer un poste dans un village loin de chez elle. Mais c’est là-bas que le cauchemar commence. Elle devient alors le souffre-douleur des habitants, la victime de leurs médisances, la proie de leurs commérages, jusqu’à perdre le goût de sa vocation et même, l’envie de vivre. L’auteure s’attache à nous raconter le désir d’émancipation des femmes de cette époque à travers le portrait flamboyant de l’une d’entre elles, qui certes, réussira à sortir de sa condition sociale mais ne parviendra pas à se défaire de la violence patriarcale. Un texte au charme désuet mais qui raisonne encore très fort dans nos sociétés. »
Librairie des Batignolles Paris
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« Comment le harcèlement, avec toutes ses variantes et ses possibilités, amène à la seule issue possible lorsqu’on veut pouvoir échapper à cette violence… »
C’est dans le numéro 926 de son émission littéraire Paludes, diffusée le vendredi 6 mars sur Radio Campus Lille, que Nikola Delescluse, comme à son habitude, commence par faire entendre un extrait de Avant le repos, avant, comme à son habitude, d’en faire une présentation critique, précise et détaillée. Rien que pour entendre Nikola Delescluse en parler, on pourrait publier un livre par semaine. En attendant, il est possible d’écouter l’intégralité de sa chronique en allant ici
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« Très beau livre , personnages forts dans une Italie trop conservatrice, à lire absolument ! »
Florica Courriol traductrice (du roumain)
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Sur les traces d’Italia Donati
« C’est l’histoire d’Italia Donati, jeune institutrice nommée dans un village situé à une ou deux vallées de chez elle, Porciano, commune de Lamporecchio en Toscane, à la fin du dix-neuvième siècle. Et ce qui lui arrive ne serait jamais arrivé à un instituteur, ne serait jamais arrivé à un homme. Elena Gianini Belotti, l’auteure de Avant le repos, est retournée dans le village natal d’Italia, Cintolese. Elle décrit une campagne magnifique, pas très loin de la mer qu’on aperçoit une seule fois entre deux collines. Les fleurs, les oiseaux, les animaux donnent le ton d’une vie qui devrait être calme et sereine. Mais c’est loin d’être le cas pour Italia qui va devoir se confronter à la bêtise, à la méchanceté et à la jalousie de celles et ceux qui voient une jeune fille remettre en cause le vieil ordre patriarcal sur lequel les hommes vivent et dominent des femmes qui acceptent cet ordre immuable. » Lire la suite sur le site du magazine
Philippe Poivret Pro/p(r)ose
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