Si la mort t’a pris quelque chose rends-le. Le livre de Carl

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NAJA MARIE AIDT
Si la mort t’a pris quelque chose rends-le. La livre de Carl
Titre original : Har døden taget noget fra dig så giv det tilbage. Carl’s bog
Traduit du danois par Jean-Baptiste Coursaud
184 pages / 18 € / Format : 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-27-6
Conception graphique : Mr Thornill
La traduction de ce livre reçoit le soutien de la Danish Arts Foundation
Parution le 22 septembre 2020
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〈 Le livre 〉
En mars 2015, Naja Marie Aidt a perdu son fils de vingt-cinq ans, Carl, dans un tragique accident. Le livre qu’elle a écrit fait la chronique des premières années qui ont suivi cet appel téléphonique qui l’a dévastée en tant que mère et en tant que femme.
C’est à la fois un récit sobre de la vie après la perte d’un enfant — la façon dont le chagrin change le rapport à la réalité, aux proches, au temps — et une exploration de la puissance de la langue et de la littérature, à partir de nombreux textes qui évoquent le deuil, la perte et l’amour.
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« J’ai embrassé ta main et ta main était froide, si froide que le froid s’est insinué dans mon visage, dans ma tête, dans mon crâne. Il n’y a rien de plus froid dans le monde. Pas la glace, pas la neige. Aucune peur, aucune angoisse, aucune peine de cœur aussi froide que ta main ; ta main, que j’embrassais avec ma bouche vivante et chaude. »
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〈 À propos 〉
« Il n’y a personne comme Naja Marie Aidt. Elle n’est comparable qu’à des choses comme les séquoias, le chant des baleines, les orages du désert ou les loups. La profondeur de son monde émotionnel et la clarté diaphane, souvent brutale, avec laquelle elle comprend l’âme humaine nous invite à nous arrêter, à respirer, à réfléchir. »
Valeria Luiselli écrivaine
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« En 2015, Naja Marie Aidt, l’une des meilleures écrivaines du Danemark, a perdu son fils Carl dans un horrible accident (avec un ami, il a pris un champignon psychédélique, a eu une psychose aiguë et a sauté par la fenêtre. Deux jours plus tard, il est mort, à l’âge de 25 ans). Pendant un moment, Naja a cru qu’elle ne pourrait plus jamais écrire. La littérature semblait inutile, mais lentement la tentative de décrire l’extrême douleur et le traumatisme qu’elle et sa famille vivaient, demandaient de la littérature. La langue est venue à la rescousse. Le résultat est l’un des meilleurs livres jamais écrits sur le chagrin dans l’histoire littéraire danoise. C’est déchirant dans sa description de l’horreur, du traumatisme et de la perte, mais c’est aussi beau, courageux, poétique et inoubliable. Cela m’a tenu éveillée quelques nuits, m’a fait penser à ceux que j’aime et m’a fait penser à la survie et à la littérature comme à un temple où nous essayons de guérir nos blessures. »
Dorthe Nors écrivaine