Nouvelles

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10 avril 2021
RICARDO MENÉNDEZ SALMÓN INVITÉ DES RENCONTRES À LIRE DE DAX
Les Rencontres à lire de Dax (Landes) devraient (le conditionnel est de rigueur désormais) avoir lieu les 9, 10 & 11 avril 2021, et l’auteur de La Nuit féroce y a été convié pour une rencontre qui se tiendra (le futur rassure) le samedi 10 avril (heure & lieu encore à préciser), animée par l’écrivain Eduardo Berti.
   
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23 février 2021, parution en librairie
SABRINA ORAH MARK, LAIT SAUVAGE
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21 janvier 2021, parution en librairie
LAMIA BERRADA-BERCA, CHASSER LES OMBRES
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25 novembre 2020
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES MASCULINES
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20 octobre 2020, parution en librairie
NOELLE Q. DE JESUS, PASSEPORT
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24 septembre 2020, parution en librairie
NAJA MARIE AIDT, SI LA MORT T’A PRIS QUELQUE CHOSE RENDS-LE. LE LIVRE DE CARL
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18 Septembre 2020, sélection
PRIX RÉVÉLATION DE TRADUCTION
Chaque année, la Société des gens de lettres (SGDL) remet au mois de décembre les Prix Révélation, destinés à encourager de nouveaux talents littéraires. 
Le Jury, composé des auteurs membres du Comité de la SGDL et de traducteurs (pour le prix de traduction), a dévoilé sa première sélection.
Les Prix Révélation de la SGDL sont au nombre de huit : Grand Prix du Premier roman, Prix Dubreuil du Premier roman ; Prix du premier recueil de nouvelles ; Prix Révélation de Poésie ; Prix Révélation de Traduction, dont voici la sélection :
Alena LAPATNIOVA, Lettres de ma mémoire de Hanna KRASNAPIORKA, Le Ver à soie (traduit du biélorusse)
Justine DONCHE-HORETSKA, Histoires sur les roses, la pluie et le sel de Dzvinka MATIYASH, Editions Bleu & jaune (traduit de l’ukrainien)
Florian VOUTEV, Phèdre de Marina TSVETAEVA, Vibration éditions, (traduit du russe)
Valentina CHEPIGA, Poésies choisies d’Igor SÉVÉRIANINE, Vibration éditions (traduit du russe)
Laurent TREVES, Au rythme de notre colère de Guy GUNARATNE, Grasset (traduit de l’anglais)
Stéphane VANDERHAEGHE, Le Jour où ma mère toucha Robert Ryman de Stefan SULZER, éditions do (traduit de l’anglais)
Jean SPECTOR, Etoiles vagabondes de Sholem ALEYKHEM, Le Tripode (traduit du yiddish)
Pas tant le prix qui intéresse (la fibre hippique, pas non plus, merci Claro) que la superbe occasion ainsi offerte de faire mieux connaître — découvrir sans doute — le formidable travail de maisons d’édition, traductrices et traducteurs qui contribuent à la révélation de tous ces textes d’étranges étrangers. 
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25 août 2020, parution en librairie
NOGA ALBALACH, LE VIEIL HOMME. DES ADIEUX 
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Sunday, July 12, 2020, Shirley Jackson Awards 2019
SARAH ROSE ETTER
Sarah Rose Etter a remporté le prix dans la catégorie “Novel” avec son premier roman, The Book of X, publié l’année dernière par les éditions Two Dollar Radio. Le nom de l’écrivaine américaine est bien connu des lectrices et des lecteurs français depuis la parution de la traduction, par Véronique Béghain, de son premier recueil de nouvelles, Hommes sous verre, qui fut aussi le premier livre publié en mars 2016 par les donc déjà formidables, quoique très jeunes, éditions do. 
 
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2 juillet 1930 – 2 juillet 2020
90 E ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE D’OTA PAVEL

https://www.facebook.com/radioprague.fr/videos/257335368905525

 
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D’avril à juin 2020
HEUREUSE QUI COMME USVA…
[Usva K. partage ses lectures sous le nom des Miscellanées d’Usva
En avril 2020, au cours de ce qui fut une étrange période, elle a décidé de partir à la découverte du catalogue des éditions do. Son blog a pour sous-titre « Chroniques littéraires sans frontières ».Ceci peut sans doute aussi expliquer cela.]
Le 2 avril, elle a d’abord fait un voyage, aussi doux qu’intense, au bord des rivières tchèques, et elle s’est attachée à cette évocation de l’enfance (traduite du tchèque par Barbora Faure) d’Ota Pavel, au ton parfois espiègle, puis, à peine fini Comment j’ai rencontré les poissons, elle a commencé, elle aussi, à faire la liste des personnes à qui elle avait envie de l’offrir.
Après avoir lu le 6 avril Comment ne pas tuer une araignée d’Alex Epstein, elle a su qu’il lui faudrait y revenir au fil des jours, des mois, des années (à cette époque, l’étrange période pourrait d’ailleurs durer longtemps), pour mieux percevoir encore chacune de ces petites capsules littéraires (traduites de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech) qui sont autant de questionnements et de réflexions, et de conclusions possibles.
Pour une raison qui lui appartient, c’est le 14 avril qu’elle a décidé de découvrir le portrait (traduit du slovaque par Barbora Faure) que peint Jana Juráňová, dans Ilona. Ma vie avec le poète, d’une femme qui toute sa vie a vécu dans l’ombre de son mari. Et même si elle a été en colère du peu d’importance qui lui a été donnée, elle sait combien sa frustration transmet une révolte.
Le 17 avril en était-il un ? Il est sûr en tout cas que ce jour-là fut consacré à la lecture du recueil de Jean Stafford, Les enfants s’ennuient le dimanche, dont la langue fluide (traduite de l’anglais (États-Unis) par Jean-Gérard Chauffeteau et Véronique Béghain) dessine huit portraits de femmes, très différents, parfois denses, parfois surprenants, toujours singuliers.
Son amour des récits d’enfance ne pouvait que l’entraîner, le 23 avril, vers L’Âge du fer et elle a suivi avec émotion les pas de cette petite fille qui ressemble beaucoup à Arja Kajermo et qui affronte les jours et les difficultés dans la Finlande des années 50. Les dessins de Susana Kajermo ont contribué aussi à son plaisir de lectrice, elle qui ne boude pas cette complémentarité du texte et de l’image.
Il faut lire, mais parfois aussi relire, ce qui fut fait le 28 avril, avec cette promenade sur les chemins de l’égoïsme et de la mauvaise foi, ce voyage parfois absurbe, souvent tragique. Puissant, perturbant, unique, tel est aussi Au nom du père, ce roman si particulier de Balla (traduit du slovaque par Michel Chasteau).
Le 29 avril, elle a aimé Italia de tout coeur, même si la lecture du livre d’Elena Gianini Belotti, Avant le repos (traduit de l’italien par Christine Lau), fut une réelle épreuve, même si elle aurait aimé que cette terrible réalité n’existe pas, même si elle aurait aimé pouvoir lui crier qu’on la croit, qu’on l’entend, qu’on est là pour elle, tout simplement.
Peut-être lui a-t-il fallu du temps pour se remettre de l’émotion que suscite ce tragique destin, mais finalement, le 19 juin, au lendemain de sa parution en librairie (différée justement en raison de cette étrange période), elle a été emportée par le style (traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu) de Ricardo Menéndez Salmón, vif, presque étourdissant, clairement percutant, qui contribue à faire de La Nuit féroce un conte sur la violence et la folie au masque humain face à l’innocence.
Ce fut pour Usva, dont les notes de lectures ont été en partie reprises ici, la fin d’un étrange voyage au cours d’une étrange période.
Est-il besoin de dire combien pour un éditeur, qu’il s’appelle do, ou même fa, si, la, sol,
Les miscellanées d’Usva sont précieuses ?
Lui sont une province et beaucoup davantage.
[Les chroniques d’Usva K.,
sont à lire dans leur intégralité sur lesmiscellaneesdusva.wordpress.com]
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18 juin 2020, parution en librairie
RICARDO MENÉNDEZ SALMÓN, LA NUIT FÉROCE
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Juin 2020, fête de la librairie
UN LIVRE, UNE ROSE (& DES MARQUE-PAGES, UN CADEAU DO)
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10 marque-pages (différents) envoyés
à celles et ceux qui auront acheté (au moins) 
un livre des éditions do dans une librairie
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nom & adresse 
+ photo du reçu en MP 
(acheté dans une librairie, pas dans un entrepôt)
offre valable tout le mois de juin 2020
(dans la limite des stocks disponibles) 
contact@editionsdo.fr
aussi sur Facebook & Instagram
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11 mai 2020, réouverture des librairies 
CE QUI DÉPEND DE NOUS
Lecteur·trices, après la levée du confinement, revenez en librairie et laissez les libraires vous faire entendre le choix de la différence, de la création, de l’audace, l’exigence d’un travail de qualité avec les auteurs, la détermination à faire vivre longtemps les livres et à développer des lignes éditoriales lisibles et cohérentes. Lecteur·trices, au moment de votre choix, ne sous-estimez pas la portée de votre engagement. À nos ami·es libraires, nous disons que nos sorts sont liés et qu’une certaine idée de l’essentiel en dépend. 
Extrait d’une tribune née à l’initiative de Valérie Cussaguet (Les Fourmis Rouges), Laurence Faron (Talents hauts), Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh (Hongfei), Christine Morault (MeMo) et Jean Poderos (Editions Courtes et Longues). 
Do et d’autres sont à l’honneur dans les librairies Myriagone (Angers), de Paris (St-Étienne), L’Impromptu (Paris), Nordest (Paris)…

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Il va falloir (se) reconstruire (III)
PORTER NOTRE VOIX
Une tribune née à l’initiative de Chloé Pathé (Anamosa), Valérie Millet & Sandrine Duvillier (Le Sonneur), Jean-Luc A. d’Asciano (L’Œil d’or), Les Caractères Masqués, collectif d’indépendants au service du livre, en partage avec Dominique Tourte (Invenit), Benoît Verhille (La Contre Allée) et Charles-Henri Lavielle (Anacharsis), signée par plus de 300 maisons d’édition et professionnelles et professionnels du livre.
Nous sommes des professionnel·les du livre et représentant·es de maisons d’édition indépendantes de l’espace francophone. « Indépendantes » : cela signifie que les entreprises représentées ici n’appartiennent pas à un groupe et que leur capital, s’il y a lieu, est détenu par des personnes individuelles, et non par des financiers ou fonds de pension.
Dans cette crise inédite que nous traversons, nos pensées vont d’abord aux malades et aux soignant·es, à toutes celles et ceux qui assurent au quotidien la poursuite de la vie. Chacun le sait, une fois la crise sanitaire endiguée, son impact économique frappera de plein fouet nombre d’entreprises, dont celles de notre secteur. Ce quasi-arrêt temporaire de nos activités nous fait mesurer autant la détermination qui nous anime que les fragilités peuplant nos rangs en « temps normal ». Il nous invite également à penser la suite, car l’étymologie grecque du mot « crise » nous le rappelle : krisis, c’est aussi la nécessité de faire un choix.
Nous sommes en crise, mais qui sommes-nous ?
En France, la filière du livre est extrêmement diverse et fait vivre, sur tout le territoire, un nombre considérable de professionnel·les (près de 81 719, en 2018) [1], personnes individuelles, structures indépendantes ou groupes industriels et intégrés. Outre les auteurs·trices, libraires et éditeurs·trices, en voici une liste non exhaustive : traducteurs·trices, agent·es littéraires, attaché·es de presse, graphistes, correcteurs·trices, photographes, illustrateurs·trices, relations libraires, animateurs·trices littéraires, formateurs·trices, organisateurs de festivals et salons, bibliothécaires, imprimeurs, papetiers, représentant·es et diffuseurs, distributeurs qui gèrent le transport et le stockage des ouvrages, coursiers spécialisés, toute une variété de postes administratifs, comptables… De plus, les textes peuvent irriguer d’autres domaines de la vie culturelle, spectacle vivant, cinéma, audiovisuel…
Depuis plusieurs années, différents mouvements structurels sont à l’œuvre dans ce secteur :
–  accélération de la concentration capitalistique au sein de groupes devenus industriels (édition, diffusion-distribution) ;
– surproduction : le livre est majoritairement un marché de l’offre ; en outre, schématiquement, le chiffre d’affaires d’un éditeur est positif les mois où il sort des nouveautés et peut devenir négatif les mois où les libraires renvoient les invendus, d’où la tentation de compenser ces retours par d’autres nouveautés pour générer de la trésorerie…
– prééminence de plus en plus marquée et nécessaire de la question du social (juste rémunération des auteurs·trices et indépendant·es…) et de l’écologie (imprimer localement ou pas, sur quels papiers, destruction des invendus…) ;
– lutte des librairies physiques pour résister à la concurrence de certaines plateformes de vente en ligne, tel le mastodonte Amazon.
Nos maisons nourrissent une forte interdépendance avec la librairie, principalement indépendante, qui a toujours tenu le rôle de passeuse pour nos catalogues. Son rôle s’en trouve aujourd’hui accru. Toutefois, soyons clair·es, le poids économique de nos maisons ne représente, la plupart du temps, qu’une faible part de son chiffre d’affaires. En revanche, vendre nos ouvrages offre à la librairie indépendante une plus-value, lui permet de se distinguerdes propositions des chaînes et des enseignes, et d’être force de conseil. Ce choix préside largement à l’établissement de son identité. Car d’un point de vue culturel et social, l’édition indépendante a un rôle à jouer : notre échelle nous donne la liberté de faire preuve d’audace sans sans être trop contrainte par une gestion économique prévalente.
De fait, une grande part des premiers romans, mais aussi des ouvrages de philosophie, de poésie, de théâtre, de sciences humaines, etc., ne seraient peut-être plus publiés sans des structures comme les nôtres, capables de produire des textes impliquant parfois un faible tirage mais dotés d’une grande valeur intellectuelle, critique et esthétique, et se déployant sur un temps long. Nous défendons des idées, une diversité de la pensée, des fenêtres vers l’ailleurs.
Nous proposons aussi des modèles économiques différents de ceux dela grande industrie du livre, des modèles alternatifs qui se démarquent, voire, pour certains, s’opposent au modèle capitaliste dominant qui, en temps de crise, devient par essence prédateur. Certain·es, parmi nous, sont des structures associatives, des auto-diffusé·es, des diffuseurs-distributeurs à taille humaine, en somme autant de cas qui sont des expérimentations économiques de valeur, mais qui se doivent d’être protégés par la communauté que nous formons.
Deux éléments ne nous sont pas spécifiques, mais communs à toute l’édition : le soutien des acteurs territoriaux et publics par le biais d’aides directes et indirectes et la loi Lang du 10 août 1981 assurant le prix unique du livre, ce qui permet de protéger la filière et de développer l’accès à la lecture. Ces deux points sont essentiels à l’exercice de nos maisons.
Nous sommes en crise, c’est le moment de faire un choix
Le ministre de la Culture Franck Riester a exprimé son soutien à la filière, et particulièrement à la librairie. Antoine Gallimard s’est dit inquiet pour les « petits éditeurs » [voir son interview dans Livres Hebdo]. Inquiets·ètes, nous le sommes aussi. Face à la concentration décrite, souvent peu visible pour les lecteurs·trices, la concurrence est rude pour disposer d’une place sur les tables en librairie quand on ne publie qu’une dizaine de titres par an, sachant qu’en 2018, ce sont 82 313 titres qui ont paru [2], soit l’équivalent de 225 livres par jour.
Ne serait-il pas le moment de ralentir la course à la nouveauté, qui voit un nombre considérable de textes partir au pilon sans avoir eu le temps de toucher lectrices et lecteurs ? Plusieurs des maisons représentées ici, alors même que nos productions sont déjà, en « temps normal », raisonnables et raisonnées, ont déjà fait ce choix pour les mois à venir, afin de préserver les libraires, en se refusant à les accabler sous un « embouteillage » de titres dans la période qui suivra le « déconfinement », mais aussi les auteurs·trices en se donnant la possibilité de défendre au mieux leurs ouvrages.
En effet, les librairies vont rouvrir, mais dans quel état ? Et toutes le pourront-elles ? Le Syndicat de la Librairie française (SLF) appelle à la « création d’un fonds d’intervention consolidant les moyens d’intervention de l’État (Centre national du Livre, ministère de la Culture notamment), des régions et de partenaires privés […] destiné à couvrir la perte d’exploitation des librairies ».
Nous sommes en crise, c’est le moment de proposer et d’agir
Nous soutenons pleinement cet appel et demandons à élargir ce fonds de soutien, tant aux maisons d’édition indépendantes qu’aux travailleurs·euses indépendant·es qui œuvrent à l’existence du secteur elles et eux aussi.
Or, qui porte notre voix à l’échelle nationale ? À l’heure actuelle, personne, dans la mesure où le Syndicat national de l’Édition ne nous semble pas représentatif de maisons comme les nôtres, dont l’économie tient davantage de l’artisanat ou de la petite entreprise que de l’industrie. Pourtant, régionalement ou thématiquement, certain·es d’entre nous sont déjà organisé·es, (les questionnements ne sont pas neufs, leur acuité est accrue par le contexte). Nous travaillerons donc avec elles et eux pour créer dans les mois à venir une organisation professionnelle, sous la forme par exemple d’un syndicat, destinée à nous représenter toutes et tous et à nous permettre de nous fédérer afin de pouvoir avoir une place à la table des négociations interprofessionnelles. Car la France est un pays qui a la chance d’avoir une politiqueculturelle forte, dont l’un des piliers est de garantir l’accès à la lecture au plus grand nombre. Les aides de l’État, mais aussi celles de l’Europe, seront déterminantes dans les semaines qui vont suivre. Au nom de nos spécificités, il est important que nous participions à l’élaboration de ces politiques.
À l’aune de ces réflexions, nous appelons par ailleurs de nos vœux la mise en place d’États généraux francophones de l’Édition indépendante. Ceux-ci pourraient s’appuyersur une collecte préalable de propositions de points à aborder ou d’actions à mener, ouverte à l’ensemble des acteurs·trices de la chaîne du livreévoqué·es en préambule, afin de définir et d’analyser en commun les « dysfonctionnements » pointés par Xavier Moni, mais aussi de révéler des solutions ou des expérimentations proposées à travers l’espace francophone.
À nous de porter notre voix, de devenir force de propositions, et de penser à de nouvelles modalités culturelles et économiques. L’avenir ne pourra s’envisager qu’à travers un dialogue ouvert entre toutes celles et tous ceux qui constituent le monde du livre.
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Il va falloir (se) reconstruire (II)
LES SEULES QUESTIONS QUI VALENT
« Aujourd’hui, beaucoup de distributeurs et d’éditeurs s’engagent à limiter cette course absurde au tirage : rentrée littéraire, prix littéraires, seconde rentrée littéraire… Je crois que ces promesses sont comme des aveux extorqués sous la menace. Déjà, en prévision de la reprise, les représentants nous demandent de noter des quantités… Ils comptent sur leurs locomotives pour se refaire avant l’été. L’édition est une économie obèse de la dépense, du pilon et de la loterie littéraire. Pour moi, les seules questions qui valent sont : comment faire davantage connaître les éditions Chandeigne, Le Corridor bleu, les éditions de l’Ogre, les éditions Pierre Mainard, les éditions Tusitala, le Sot-l’y-laisse et tant d’autres ? »
Julien Viteau, librairie Vendredi, Paris
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Il va falloir (se) reconstruire
ENSEMBLE
Partout fleurissent des journaux, des lettres, des tribunes, des témoignages, des propositions, des volontés d’associations…
Partout fleurissent des images de livres, des listes de livres lus, de livres à lire et des partages de lectures.
Partout tout le monde dit son manque de livres.
Partout tout le monde dit son manque de librairies.
Partout les éditeurs indépendants disent leur fragilité et les difficultés qui s’annoncent.
Pour essayer de se faire entendre, ils essaient de parler d’une seule voix, même si ce n’est pas facile de parler d’une seule voix, surtout quand on est indépendant.
Partout les éditeurs indépendants disent combien il est important qu’ils existent et ce qui les distinguent.
Les éditeurs indépendants ne vendent pas forcément beaucoup de livres dans les librairies indépendantes mais pour qu’ils continuent d’exister et de se distinguer, chaque livre est important.
Les éditeurs indépendants savent qu’ils ont besoin qu’existent des librairies indépendantes pour que se distinguent et continuent d’exister leurs maisons d’édition.
Partout les librairies indépendantes disent leur fragilité et les difficultés qui s’annoncent.
Pour essayer de se faire entendre, elles essaient de parler d’une seule voix, même si ce n’est pas facile de parler d’une seule voix, surtout quand on est indépendant.
Partout les librairies indépendantes disent combien il est important qu’elles existent et ce qui les distinguent.
Les librairies indépendantes ne vendent pas forcément beaucoup de livres des éditeurs indépendants mais pour qu’elles continuent d’exister et de se distinguer, chaque livre est important.
Les librairies indépendantes savent qu’elles ont besoin qu’existent des éditeurs indépendants pour que se distinguent leurs librairies.
Si demain il n’y a plus d’éditeurs indépendants, comment se distingueront les librairies indépendantes ?
Si demain il n’y a plus de librairies indépendantes, comment se distingueront les éditeurs indépendants ?
Pour continuer d’exister et de se distinguer, il est important que les librairies indépendantes et les éditeurs indépendants essaient de se faire entendre et de parler d’une seule voix, même si… et surtout quand…
Il va falloir (se) reconstruire.
Ensemble.
(Messe pour le temps présent. Et pour celui à venir.)
éditions do
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23 avril, journée mondiale du livre et du droit d’auteur
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La drôle de vie de I., un écrivain letton introverti
CONFINEMENT
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3 – 5 avril 2020, Escale du livre, Bordeaux
L’ÉDITION 2020 EST OFFICIELLEMENT ANNULÉE
On avait annoncé, parmi les invités de ce festival qui est aussi un salon du livre, de ce salon du livre qui est aussi un festival (et qui, espérons-le, aura bien lieu… se demandait-on déjà au moment de rédiger cette annonce) la présence de Giosué Calaciura et Eddy L. Harris. Ce qui aurait fait très plaisir. On avait annoncé les éditions do pour la troisième année consécutive sur le stand de la librairie Olympique. On avait annoncé sur ce même stand la présence d’autres éditeurs de grande qualité. On avait annoncé même, pour promouvoir la catalogue des éditions do, la présence, régulière & amicale, de Solveig. On avait annoncé tout cela et tout le monde va rester à la maison.
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25 mars 2020 à 19 h, Festival Raccord(s), librairie Les Traversées, Paris 5e
LA GRANDE TRAVERSÉE DE DO EST ANNULÉE 
Les éditions do avaient le grand plaisir d’être invitées par la librairie Les Traversées (2 Rue Edouard Quenu, 75005 Paris) dans le cadre de la 7e édition du festival Raccord(s)
Une belle occasion ainsi offerte de présenter la maison, d’en faire visiter toutes les pièces, de résoudre l’énigme de son nom, de dévoiler (enfin) comment sont choisis tous ces titres remarquables traduits du monde entier (ou presque), alors même que celui qui écrit ces lignes ne parvient qu’avec peine à maîtriser toutes les subtilités de sa propre langue… et donc de parler (toujours davantage) du travail indispensable des traductrices et des traducteurs.

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20 – 23 mars 2020, Livre Paris
L’ÉDITION 2020 EST OFFICIELLEMENT ANNULÉE
En espérant pouvoir vous y retrouver pour l’édition 2021.
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15 mars 2020 à 18 h, librairie L’Impromptu, Paris 11e
RENCONTRE & LECTURE AVEC MARCI VOGEL
Cette rencontre est reportée, en attendant et en espérant des jours meilleurs. Il y en aura, forcément. Candles lit, écrit Marci Vogel.
À l’occasion de la parution de son livre, l’écrivaine américaine Marci Vogel sera à Paris pour une soirée à la librairie-café L’Impromptu. En voici la première page, dans la traduction de Marie Chabin :
Clic-clac
En vidant les tiroirs de la commode de Wilson, j’ai trouvé un vieil appareil-photo et j’ai décidé de m’en servir. Libby dit que je vais la rendre dingue avec ces clic-clac, clic-clac, clic-clac toutes les deux secondes, mais j’ai lu l’histoire de cette femme dans le journal. Elle disait qu’elle avait peur de perdre la tête, la mémoire, peur d’être effacée, alors chaque jour elle photographie quelque chose, comme ça elle ne perdra pas sa vie le moment venu. J’ai pensé que c’était une bonne idée.

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12 mars 2020, parution en librairie dans la collection Folio
OTA PAVEL, COMMENT J’AI RENCONTRÉ LES POISSONS
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11 mars 2020, parution en librairie
MARCI VOGEL, LA MORT ET AUTRES JOURS DE FÊTES
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14 février 2020 à 18 h 30, MÉCA, Bordeaux

LE JOUR OÙ STEFAN SULZER…
À l’occasion de la parution de Le jour où ma mère toucha Robert Ryman aux éditions do, rencontre exceptionnelle avec l’artiste suisse Stefan Sulzer, animée par Barbara Bourchenin, professeure agrégée d’arts plastiques à l’université Bordeaux Montaigne.
Organisée avec la participation de l’ALCA (agence livre, cinéma et audiovisuel) et du FRAC Nouvelle-Aquitaine, deux agences de la région désormais installées à la MÉCA
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11 février 2020, parution en librairie
STEFAN SULZER, LE JOUR OÙ MA MÈRE TOUCHA ROBERT RYMAN
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14 janvier 2020, parution en librairie
ELENA GIANINI BELOTTI, AVANT LE REPOS