Le jour où ma mère toucha Robert Ryman

×
STEFAN SULZER
Le jour où ma mère toucha Robert Ryman
Titre original : The day my mother touched Robert Ryman
Traduit de l’anglais par Stéphane Vanderhaeghe
160 pages / 15 € / Format : 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-23-8
Conception graphique : Mr Thornill
Parution le 11 février 2020
×
〈 le livre 〉
Le livre de l’artiste suisse Stefan Sulzer raconte l’histoire d’une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l’artiste s’est sentie si offensée par l’élégante simplicité des peintures de l’américain Robert Ryman, qu’elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures.
Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l’art.
L’édition originale de ce livre, parue aux éditions Taube, reçut en 2017 le prix européen du livre d’artiste Bob CalleQuand les éditions do ont découvert le livre, qui est un livre d’artiste, publié par une maison d’édition qui publie des livres d’artiste, elles ont eu envie de proposer à l’auteur d’en publier la traduction dans une maison d’édition qui publie des textes littéraires. D’abord surpris par cette demande plutôt inhabituelle, Stefan Sulzer l’a très rapidement acceptée. Qu’il en soit ici chaleureusement remercié.
Le livre ici publié conserve les principes essentiels de la mise en page du texte original tout en l’inscrivant dans la ligne graphique des éditions do. Une occasion ainsi offerte de faire découvrir le texte de Stefan Sulzer — et peut-être aussi l’œuvre de Robert Ryman — à d’autres lecteurs.
×
〈 À propos 〉
« Il s’agit sans aucun doute d’un livre d’artiste, mais certainement pas seulement d’un livre d’art. Je dirais plutôt poétique et politique. Je l’ai lu avec attention du début à la fin : je vous recommande de vous donner aussi une chance de laisser libre cours à son concept pur et radical. » 
Christian Schwarm, Independent Collectors
×
« À part la simple police des lettres, il n’y a apparemment rien d’autre. Pas de photos. Pas de numéro de page. Pas de notes de bas de page. Seulement la surface blanche du papier. Certaines pages restent vides, car elles veulent laisser un temps pour que l’image apparaisse. (…) Chaque phrase a été placée sur une page séparée, apparaissant plus puissante que le récit assemblé comme un seul morceau de prose. Ils se comportent comme des plans d’action, déclencheurs d’imagination — chacun évoque une autre image, comme dans un film. »
theartbookreview.org
×
Robert Ryman, peintre (1930 – 2019)
« Il aura mis la peinture sens dessus dessous en faisant passer le blanc devant tout le reste. Avec ses monochromes livides, il ne chercha pourtant pas à effacer quoi que ce soit, ni leur processus de fabrication, ni leur présence, éclatante. Robert Ryman, âgé de 88 ans, mort vendredi dans sa demeure de Greenwich Village, à New York, ne fit pas table rase du passé de la peinture. Il mena, au contraire, avec calme et méticulosité, l’inventaire des moyens d’une pratique qu’il apprit sur le tas. (…) Ryman a dû à plusieurs reprises y insister. Le blanc, chez lui, n’est pas un voile, pas un angle mort, ni une zone d’aveuglement, ni même une priorité. En 1986, il expliquait ainsi : « Mon intention n’a jamais été de faire des peintures blanches. Et ça ne l’est toujours pas. Je n’estime même pas que je peigne des peintures blanches. Le blanc est seulement un moyen d’exposer d’autres éléments de la peinture. Le blanc permet à d’autres choses de devenir visibles. »
Libération, février 2019
×
〈 le traducteur 〉
Né en 1977, Stéphane Vanderhaeghe est l’auteur de deux romans, Charognards et À tous les airs, parus aux éditions Quidam, et d’un essai consacré à l’œuvre de l’auteur américain Robert Coover. Il a traduit (de l’anglais toujours) David King s’occupe de tout, de Joshua Cohen, paru en août 2019 aux éditions Grasset.