Les enfants s’ennuient le dimanche

 
JEAN STAFFORD
Les enfants s’ennuient le dimanche 
Titre original : The Collected Stories of Jean Stafford
Un choix de huit nouvelles traduites de l’anglais (États-Unis) 
par Jean-Gérard Chauffeteau & Véronique Béghain
208 pages / 18,50 € / Format : 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-17-7
Conception graphique : Mr Thornill
Paru le 14 mai 2019
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Les éditions do reçoivent en 2019 un soutien de la région Nouvelle-Aquitaine pour leur programme éditorial
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〈 Le livre 〉
Les enfants s’ennuient le dimanche réunit quelques-unes des nouvelles les plus caractéristiques et les plus célèbres de Jean Stafford. Elle en a écrit plus de quarante, publiées dans de prestigieuses revues, qui ont fait l’essentiel de sa réputation. The Collected Stories of Jean Stafford fut d’ailleurs un des rares recueils à recevoir le prix Pulitzer de la fiction, en 1970.
La plupart de ses textes s’intéressent aux différentes périodes de la vie de jeunes filles et de femmes, de l’enfance à la vieillesse, cartographiant les peurs, les angoisses et les compromis auxquels elles doivent faire face. Les questions de quête de l’identité féminine, de marginalité et d’impuissance apparaissent dans toutes ses histoires, et l’ironie abonde dans ses contes d’amours perdus, de rêves brisés et d’occasions manquées. Son style alterne entre le langage familier et rustique de Mark Twain et la prose élégante et raffinée d’Henry James, ses deux écrivains favoris.
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Titres originaux des nouvelles, dans leur ordre d’apparition dans ce recueil : The Hope ChestA Country Love Story, The Mountain DayThe Interior CastleIn the Zoo, Children Are Bored on SundayI Love SomeoneThe End of a Career
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〈 A propos 〉
« Parmi les nouvellistes les plus remarquables de son époque — une liste qui comporte Eudora Welty, John Cheever, Katherine Anne Porter et Flannery O’Connor — Jean Stafford est peut-être celle aux talents les plus variés. »
Joyce Carol Oates écrivaine (USA)
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« Les histoires de Stafford nous procurent des façons de penser à la complexité chaotique et imprévisible de la joyeuse mais horrible vie sociale, qui est notre oxygène aussi bien que notre arsenic. Si ses histoires ne transforment pas la vie avec d’autres humains en paradis, au moins elles esquissent un enfer nouveau, un enfer où les enfants ne s’ennuient pas toujours le dimanche. » 
John Plotz publicbooks.org
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« Car si quelque chose marque durablement à la lecture de cet impeccable recueil, c’est, en sus de la beauté de chacune de ses parcelles, la difficulté d’y discerner des traits marquants qui les rassembleraient sous des égides directement reconnaissables. Sans jamais sacrifier à l’efficacité de ses récits, Jean Stafford paraît en effet déployer à chaque nouvelle une palette incroyablement large. Non seulement en raison des diverses références littéraires qui viennent à l’esprit à leur lecture (telle partie nous fait penser à Henry James, telle autre à Faulkner, telle autre à Aiken, ou à Twain…), mais aussi en laissant adroitement planer les doutes quant au « domaine narratif » auxquelles elles appartiendraient (fantastique, psychologique, social, etc.). La surprise qu’elle génère alors immanquablement permet de faire surgir d’autant mieux de ces instants de vies prises sur le vif ce qui en fait leur substance. On en sort saisis, étonnés, bouleversés. » 
Librairie Ptyx Bruxelles
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Coup de coeur du collectif de 6 personnes qui travaillent et font vivre la librairie du Boulevard, sise rue de Carouge (après avoir été boulevard du Pont d’Arve) à Genève. Créée en 1975, elle une société coopérative fonctionnant en autogestion. Les employé-es ont donc tous le même statut, le même salaire et les mêmes responsabilités. Toutes les décisions sont prises collectivement. 
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« L’auteure disait elle-même de son entreprise, « l’écriture est une entreprise très intime, presque secrète, menée par le cœur et l’esprit dans une pièce dont les portes sont fermées ». Et cela donne quelques superbes portraits de femmes, minées par les contraintes sociales, souvent grandement intériorisées en contradiction avec leurs aspirations qui osent à peine se dire. De l’humour parfois, un regard infiniment nuancé, qui tente de saisir les singularités de ces femmes au plus près. Des textes écrits au milieu du XXe siècle mais qui gardent une actualité et une grande force. »
Librairie Le Texte libre Cognac
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“Les Enfants s’ennuient le dimanche”… mais pas les lecteurs de Jean Stafford

Télérama Nathalie Crom
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Focus Vif – L’Express (Belgique) Ysaline Parisis
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La justesse et la maîtrise du style de l’auteure sont impressionnantes. .
Un délicieux moment de lecture !
Librairie La Vie devant soi Nantes
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Jean Stafford (1915-1979) n’avait jusqu’à présent jamais été traduite en français*. Et pourtant son talent est grandement apprécié aux Etats-Unis par des auteurs comme Joyce Carol Oates et elle a reçu en 1970 le prix Pulitzer de la fiction pour The collected stories of Jean Stafford. Elle écrivit quelques romans et surtout une quarantaine de nouvelles publiées dans de prestigieuses revues comme The New Yorker, Vogue ou Harper’s bazaar.
Les enfants s’ennuient le dimanche nous permet de découvrir huit d’entre elles. Chacune nous fait découvrir la vie de femmes allant de la naissance à la mort. Il se dégage de beaucoup d’entre elles une grande solitude comme dans « Le coffre aux espérances » où une vieille femme vit seule avec sa femme de chambre et ne partage le jour de Noël qu’avec elle. Cette solitude se teinte souvent de mélancolie, d’une profonde tristesse comme dans « J’aime quelqu’un » où la narratrice écoute les bruits de la ville et se dit : « Si je me sens esseulée dans la chaleur, dans cette lumière mauve, face à une soirée vide, c’est pour d’autres raisons ; je viens de comprendre trop tard que j’aurais dû rechercher une quelconque compagnie, imaginer quelque chose à faire. » Le bonheur, dans les nouvelles de Jean Stafford, ne semble pas pouvoir durer. Dans « Le jour le plus beau », Judy reçoit une demande en mariage du garçon qu’elle aime. Mais cette lumineuse journée d’été va s’achever sur un terrible drame venant teinté d’amertume la joie de Judy.
La vie des femmes chez Jean Stafford est souvent faite de désillusion comme celle de May dans « Le traîneau » qui voit son mariage se désagréger. Le monde est cruel envers les femmes et la nouvelle intitulée « La fin d’une carrière » en est l’incarnation. « Pour ceux de ses amis enclins à l’hyperbole, Angelica était la plus belle femme de l’histoire universelle. Ceux qui avaient plus de retenue ne tenaient pas compte de l’histoire dans leurs louanges et se contentaient d’affirmer que Mrs Early était certainement l’une des plus belles femmes de l’époque. » Toute la vie d’Angelica est basée sur sa beauté, son physique saisissant mais que lui arrive-t-il lorsqu’elle se met à vieillir ?
Les nouvelles de Jean Stafford sont imprégnées par sa propre vie, c’est notamment le cas dans « Le château intérieur ». L’auteure eut un grave accident de voiture à 23 ans. La nouvelle raconte le calvaire d’une jeune femme qui se fait opérer du nez après un accident de voiture : douleur, profonde solitude, angoisse face à la mort constituent le cœur de la nouvelle.
L’écriture ciselée, élégante et teintée d’ironie de Jean Stafford renforce le plaisir que j’ai eu à lire ce recueil de nouvelles qui nous livre des tranches de vie de femmes entre désillusion et mélancolie.
plaisirsacultiver.com
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« Le titre de ce livre est emprunté, avec tous nos remerciements, 
au titre de la chanson de M. Charles Trenet. »
Jean Stafford, 
dans le recueil paru sous le titre Children Are Bored on Sunday.
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Librairie L’Ecume des pages, Paris
Espace culturel Leclerc, Fouesnant
Librairie Les Nuits Blanches, Nantes