Crépuscule de juillet | Yrjö Kaijärvi

YRJÖ KAIJÄRVI
Crépuscule de juillet
Titre original : Heinäkuun hämärässä 
Traduit du finnois par Marc Géraud
96 pages / 13 € / Format : 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-68-9
Paru le 17 avril 2026
< Le livre >
Crépuscule de juillet est une œuvre singulière par sa forme et son intensité.
Ce roman-poème est l’évocation de la mémoire d’un ami disparu, Arvo, à travers les voix de sept personnes, hommes et femmes, unies par les paysages d’été, la nostalgie et le pressentiment de la mort. Toutes ont vécu une histoire avec Arvo à des moments différents de sa vie. Toutes dévoilent les pensées, les souvenirs, les sensations, les sentiments qui se sont emparés d’elles en apprenant sa mort.
Dans la prose intensément lyrique de Kaijärvi, souvent proche d’une composition musicale, le rythme structure le récit autant que l’intrigue. Ce livre bref mais dense reste son œuvre la plus marquante.
Il y condense ses thèmes essentiels: le temps, l’amitié, la perte, le désir de saisir ce qui s’éteint. Ces magnifiques chants d’amour et d’amitié sont aussi une méditation universelle sur la fragilité de la vie et la fidélité de la mémoire.
< À propos >

La production de Rautalampi désormais aussi en français
L’œuvre de Kaijärvi a profondément touché un traducteur français, ce qui a finalement conduit à la traduction de son premier roman en français. Sa passion pour la littérature finlandaise lui a également permis, en parallèle, d’apprendre la langue finnoise.
Yrjö Vilhelm Kaijärvi (né le 19 avril 1896) est pour beaucoup un poète, écrivain et traducteur finlandais bien connu. Le 130e anniversaire de sa naissance vient tout juste d’être célébré. À cette occasion, ses œuvres sont mises à l’honneur tout au long de l’année. Il a laissé derrière lui de nombreux ouvrages de valeur, qui sont encore aujourd’hui en cours de traduction dans d’autres langues. Kaijärvi est né à Juuka, en Carélie du Nord, mais sa famille a déménagé à Rautalampi alors qu’il avait huit ans, en 1904. Le nom de famille d’origine, du côté paternel, était Törnqvist, mais la famille adopta en 1936 un nouveau nom finnois, Kaijärvi. Ce nom provient du domaine de Kaijärvi, où ils s’installèrent en arrivant à Rautalampi. Dans les dernières années de sa vie (à partir de 1967), Yrjö entretint une relation avec un peintre de vingt-neuf ans son cadet, Reidar Särestöniemi. Ce fait fut longtemps passé sous silence à l’époque, l’homosexualité étant alors encore pénalisée. Kaijärvi mourut en 1971, année même où la criminalisation des actes homosexuels fut abolie dans le droit pénal finlandais.
Premier ouvrage de forme romanesque
Kaijärvi publia son premier roman, Heinäkuun hämärässä, il y a 80 ans, en 1946. L’ouvrage a été décrit comme un « roman-poème », en raison de la manière lyrique dont Kaijärvi utilise la langue finnoise. Avant ce roman, il avait déjà publié plusieurs recueils de poésie. Au centre du récit se trouve un personnage nommé Arvo, récemment décédé. Le livre se compose de sept récits courts, dans chacun desquels l’un des sept amis d’Arvo aborde la question de la mort. Chacun d’eux est touché à sa manière par l’annonce de la disparition de leur ami. Ce premier roman vient à présent d’être traduit en français. La version traduite, Crépuscule de Juillet, a été publiée en France le 17 avril 2026, soit deux jours avant le 130e anniversaire de la naissance de Yrjö. Ce calendrier a constitué une surprise positive, tant pour le traducteur que pour l’éditeur. En effet, un simple calcul lié à l’année commémorative avait été omis lors de la planification initiale de la publication.
Marc Géraud porte le message de Kaijärvi au-delà des frontières
Marc Géraud est médecin et psychiatre, installé à Bordeaux, en France. Il a toujours aimé les langues étrangères, à travers lesquelles s’ouvrent de nouveaux mondes ainsi qu’une « promesse d’altérité dans la pensée et dans la vie », selon ses propres termes. Ses études linguistiques antérieures ont principalement porté sur l’allemand, pour des raisons professionnelles. Il a publié environ trente traductions de l’allemand vers le français, principalement dans le domaine de la littérature spécialisée. Après l’allemand, il a souhaité apprendre une langue appartenant à une autre famille linguistique, « d’une certaine manière plus exotique ». Géraud a commencé à étudier le finnois en 1991. Parmi ses enseignants en France figure notamment Anna Kokko-Zalcman, d’origine finlandaise. Son premier manuel de finnois fut On Tie… Cours de finnois en 24 leçons (finnois : Suomen kielen kurssi 24 oppitunnissa), de Kokko-Zalcman. Cet ouvrage contient des textes de plusieurs auteurs finlandais connus, dont le poème Tapaaminen de Yrjö Kaijärvi. Ce fut le premier contact de Géraud avec la littérature finlandaise, et bien sûr avec l’œuvre de Kaijärvi. Ce poème a laissé sur lui une impression durable.
Par la suite, parmi l’abondante production de Kaijärvi, le roman Heinäkuun hämärässä a été choisi pour être traduit. Sa langue, son attitude face à la vie et à l’art, ainsi que sa manière de décrire la nature ont particulièrement marqué le traducteur. Géraud a déjà traduit Palavat kuvat d’Eeva Tikka, et il a également publié ses propres poèmes, en français comme en finnois. L’autorisation de traduire ce premier roman a finalement été obtenue auprès de la nièce de Kaijärvi. Le contrat d’édition a été signé avec la maison Éditions DO le 10 octobre 2025, date qui correspondait également, par coïncidence, à la journée de la littérature finlandaise, c’est-à-dire l’anniversaire d’Aleksis Kivi.
Ouverture de l’exposition L’amour de Särestöniemi
Une exposition consacrée à l’amour de la vie de Yrjö Kaijärvi, Reidar Särestöniemi, est actuellement présentée dans la salle d’exposition du musée de Rautalampi. Elle est ouverte du 21 avril au 30 septembre 2026. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du 130e anniversaire de Kaijärvi. Elle met au centre la relation entre Reidar et Yrjö — leur amour l’un pour l’autre, mais aussi pour la nature, l’art, les êtres humains et leur terre natale. On peut également y découvrir des poèmes inédits de Yrjö Kaijärvi dédiés à Reidar Särestöniemi.
Sini Tuovinen Rautalampi
« Évoqué par ceux qui l’ont aimé, Arvo se dessine en creux. Malgré l’incompréhension et la rage de l’avoir perdu, il ne reste que les instants suspendus, emplis de douceur et de joie. Une grâce, une mélancolie se distille dans ce roman du Finlandais Yrjö Kaijärvi, publié pour la première fois en France aux éditions do. »
Librairie Le Square Grenoble

Le Monde des livres
« Dans ce récit choral et musical, sept personnages reviennent au gré de leurs souvenirs et de leurs passions sur la personnalité d’Arvo qui vient de disparaître. Poète et romancier, Yrjö Kaijärvi orchestre les voix et la nostalgie des chants dans ce crépuscule de juillet durant lequel la nuit tarde à venir. Un court roman fascinant sur la destinée humaine, le désir et ce qui nous lie les uns aux autres. »
Librairie Compagnie Paris
« D’une écriture sensuelle et élégiaque, ce livre lyrique semble être né au coeur de la Finlande et du sentiment d’être « particule d’une totalité vaste ». »
Librairie Le Silence de la mer Vannes
Librairie des Halles Niort
« Mais quelle beauté que ce livre ! Tout en poésie, en subtilité, en délicatesse. Qui met au centre chaque individu, ses sentiments, chacun dévoilant un tout petit pan du défunt qui demeure un esprit flottant et mystérieux. Et puis cette nature omniprésente, ces réflexions autour de la vie, de la mort, de l’amour… Je n’arrive pas à bien en parler car il m’a vraiment remuée. Un livre qui mérite peut-être plus de se ressentir que d’être trop décrit. »
silence_on_lit