De Maria, Giorgio

Giorgio De Maria
Les Vingt Journées de Turin
(Titre original  : Le venti giornate di Torino)
Traduit de l’italien par Angela Calaprice
Introduction de Ramon Glazov
ITALIE
Parution le 7 avril 2022 
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(Turin, 1924 – 2009). Giorgio De Maria a été critique de théâtre pour L’Unità, de 1958 à 1965. Il a aussi travaillé pour FIAT et la RAI.
En 1958, il a participé à la création de Cantacronache, aventure originale du côté de la chanson engagée, qui a réuni écrivains, poètes, musiciens — parmi lesquels Italo Calvino, Umberto Eco, Gianni Rodari.
D’anticlérical convaincu, il s’est converti au christianisme, rapportant même des visions mystiques. Dans l’une d’elles, il s’est même pris pour un ange et, voulant être réuni à Dieu, il s’est envolé du quatrième étage. Son ascension s’est transformée en une chute désastreuse sur la bâche tendue dans la rue par les pompiers, qui avaient été appelés par sa famille. Arrivé à l’hôpital avec de multiples fractures, De Maria fait fuir les psychiatres en exhibant un crucifix pris dans le mur. Dès lors, il a abusé de l’alcool et de somnifères, jusqu’à mourir à moitié fou et presque ruiné.
Giorgio De Maria avait publié trois romans, I trasgressionisti (1968), I dorsi dei bufali (1973), La morte segreta di Josif Giugasvili (1976), avant Le venti giornate di Torino, qui fut son ultime texte, paru en 1977 dans la petite maison Edizioni Il Formichiere.
Le livre disparut ensuite des librairies pendant 40 ans, tout en devenant culte, jusqu’à sa publication aux États-Unis en 2017, par W. & W. Norton & Company, sous le titre The Twenty Days of Turin.
Son succès provoqua sa réédition la même année en Italie chez Frassinelli.
Il est traduit en français pour la première fois.
Une introduction de Ramon Glazov, qui accompagnait sa traduction du roman pour l’édition américaine, figure aussi dans cette édition française. Elle est traduite également par Angela Calaprice.
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