La Fange | Christophe Levaux

CHRISTOPHE LEVAUX
La Fange
150 pages / 16 € / Format 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-67-2
Paru le 3 avril 2026
< Le livre >
Il y a ce monde de privilèges et d’injustices qui vacille, avec ce mot qui circule, en ville et ailleurs : effondrement. Inéluctable, imminent, partout on s’y prépare. Autour de lui, étranger dans les beaux quartiers, il y a l’ami Dino, et ce petit groupe qui se forme tandis que tout se délite, prêt à défier le pouvoir décadent. Il y a Ari, la compagne de toujours, qu’il aime et connaît si bien. Et il y a cette attirance pour Diane, la mystérieuse, qui risque de mettre en péril l’équilibre de son couple. Alors, cet effondrement qui gronde au-dehors, il finit peu à peu par s’insinuer dans son intimité. Et ce lent délitement des choses, insupportable, lui donne parfois envie à lui aussi d’en finir pour de bon, de tout renverser pour reconstruire sur les ruines.
La Fange, c’est ce lieu où il retrouve les rebelles de fortune, ceux qui tentent de faire renaître la lutte et mener un nouveau combat. La Fange, c’est surtout la boue dans laquelle ils finissent tous par s’enliser.
Roman de colère, de rancune, du désir de faire table rase, au risque de dangereuses attirances, La Fange explore le lien entre vascillement intime et effondrement collectif. Le besoin jamais assouvi d’autre chose. Celui qui toujours provoque l’envie de tout détruire pour recommencer encore.
< À propos >
Avant (et juste un peu après) l’effondrement…
« … Christophe Levaux est définitivement le grand romancier du déceptif. Les pulsions inabouties, les malaises en société, les inadéquations d’humeurs et de vues, la faillite du langage, il les dit comme personne avant lui dans les lettres belges, avec un style d’une parfaite clarté, qui vous fixe droit dans les yeux et vous fait… baisser votre sourire, mais plus encore un ton, ce qui est autrement difficile à cerner. Son écriture nous fait palper l’étoffe, parfois rugueuse, de ce qui fait l’essence même de l’inanité communicationnelle dans laquelle nous baignons et nous nous noyons au quotidien. » → Lire l’intégralité de l’article
Le Carnet et les Instants Frédéric Saenen
«Ce qui est bien, c’est quand un livre ne ressemble à aucun autre. Que l’histoire qu’il raconte et que la manière qu’il a de la raconter, c’est quelque chose qu’on a jamais lu avant. Il est comme ça, le roman de Christophe Levaux, La Fange. Il y a un effondrement en cours, d’une région, d’un pays, on ne sait pas. Ça se passe dans les beaux quartiers, parmi une bourgeoisie molle et je-m’en-foutiste. On y suit un couple d’expatriés qui n’a rien à y faire parce qu’ils ne sont pas si riches, eux. C’est l’histoire d’un monde qui se décompose et d’un couple qui ne va pas super bien et d’un homme complètement paumé qui ne sait pas quoi faire avec ses angoisses et ses désirs… Mais bon, ça, c’est l’histoire. Et elle est très bien l’histoire.
Mais chez Christophe Levaux (qui avait déjà écrit Baisse ton sourire, un roman bien cinglé sur – pour le dire très bêtement – la violence conjugale vu du point de vue du violent), le plus important, ce qui fait toute sa valeur, c’est son style. Son style à la fois ultra brut et incroyablement sophistiqué. Son style qui se déguste comme une de ces spécialités rares, au gout très puissant suite à un processus de maturation à même la terre, pour lequel on vient de très loin pour en faire l’expérience. »
Thomas Gunzig
« Conflits de classe, désirs inavoués, crises sociétales fabriquées, bêtise humaine et effondrement lent. Ca ressemble au réel à s’y méprendre, ça ressemble à des phases pas si lointaines qu’on a vite fait d’oublier. Enfin, pas moi. Il est super, fort et sincère ce dernier roman de Christophe Levaux. »
Aurélie William Levaux
« Après Baisse ton sourire, roman du malaise explorant du point de vue du bourreau la question des violences conjugales, le belge Christophe Levaux revient aux éditions do avec un nouveau roman, La Fange, tout aussi singulier. La Fange, c’est ici cet effondrement en cours dans lequel les protagonistes, pour le moins médiocres  et donc terriblement humains, se meuvent dans une molle indifférence. Lorsqu’une petite poignée d’entre eux tente une manière d’insurrection en guise d’ultime sursaut, tout concorde vers un pathétique dénouement, sorte de chant du cygne où la pauvre bête, goudronnée, ne serait déjà plus que l’ombre d’elle-même. Il y a des romanciers qui donnent l’impression d’avoir parfaitement compris l’esprit de leur temps, Christophe Levaux en fait indéniablement partie. »
bila_bibliotheque
« J’ai découvert Christophe Levaux il y a quelques années bicoze nous avions cédé nos droits éditoriaux à la même entité, et j’avais fort goûté son travail, au point que depuis je guette, avide, chacune de ses parutions. Une fois de plus, le bonhomme ne déçoit pas. Il parvient à traiter avec la même apparente légèreté, le même humour grinçant, la même sobre justesse à la fois une histoire d’amour réelle, une relation fantasmée, l’effondrement d’une société, les rapports de classe à hauteur de voisinage, la lutte armée, le chaos du monde et la place de l’amitié, le tout en 140 pages. C’est grave et dérisoire, émouvant et saisissant, donc les quelques adverbes superflus (désolé, mon métier de relecteur s’incruste parfois dans mes lectures) sont vite pardonnés (et la tâche ne fait pas trop tache…). Le roman a pour titre La Fange, il est sorti il y a un mois aux excellentes éditions do, l’auteur s’appelle Christophe Levaux et je me demande pourquoi vous n’êtes pas déjà dans votre librairie préférée. »
Erwan Larher écrivain & relecteur