La Pharmacie | Pascal Leclercq

PASCAL LECLERCQ
La Pharmacie
126 pages / 14 € / Format 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-66-5
 Paru le 6 mars 2026
〈 Le livre 〉
« Si la littérature spécialisée regorge de descriptions des stratégies que les artistes mettent en place pour produire une œuvre picturale, narrative ou poétique, elle ne s’attarde que très rarement sur ces autres stratégies, tout aussi puissantes et intéressantes, que les créateurs — et, plus largement, les êtres humains — adoptent pour être certains de ne pas voir se conclure leurs entreprises. »
Comment se forment les souvenirs de jeunesse, ceux qui fondent une existence ? Sont-ils le fruit de ce que notre mémoire se rappelle précisément, ou bien travaille-t-elle à tout reconstituer à partir d’éléments disparates, ou même parfois plus tardifs ? Pourquoi autant d’indécision quand on se met à raconter alors que tout dans notre esprit semblait pourtant si précis ?
À la faveur d’une escapade nocturne à bicyclette, le narrateur de La Pharmacie se retrouve nez à nez avec celle dans laquelle ont vécu et travaillé durant de longues années ses grands-parents, un lieu qui a profondément marqué son enfance. Cet événement sonne le départ d’une quête pour tenter de reconstituer ce lieu devenu pour lui comme légendaire, avec les êtres et les objets qui le peuplaient, avec ses coins et ses recoins, dont chacun recèle sa propre histoire tout en faisant partie d’un ensemble. De cette quête, néanmoins, il ne pourra que très vite constater l’échec… en même temps, bien sûr, qu’il est en train de l’écrire.
La Pharmacie est une tendre et délicate méditation sur l’enfance et l’âge adulte, le rêve et la réalité, le souvenir et l’oubli. Elle a même parfois le goût de la miche dorée à la croûte croquante du petit- déjeuner du dimanche.
〈 À propos 〉
« C’est très, très beau. Ça parle de mémoire, de se rappeler à soi-même et à ses souvenirs, doux et amers. Ça parle un peu d’amitié et de bicyclette (nocturne). »
Philippe Marczewski écrivain
« On connaissait Leclercq pour sa poésie organique et subversive, joueuse de tours et déjoueuse d’évidences, inventive et déroutante en diable ; on le rencontre aujourd’hui écrivain doué d’une maestria peu commune. Comparer sa rythmique et sa dynamique à celles des plus grands prosateurs, qu’il s’agisse d’un ermite autrichien ou d’un reclus asthmatique, serait un bien commode expédient pour traiter de son cas. On ferait mieux de dire que les périodes plus-que-parfaitement filées de ce texte, les preuves irréfragables qu’il apporte pour confirmer que les objets inanimés ont une âme, le frisson qu’il suscite en nous rendant familiers de son univers intime, sont, simplement, bellement, du Pascal Leclercq. » → Lire l’article complet
Frédéric Saenen Le Carnet et les Instants