N’est-ce pas le livre en question ? | Pierre de Valévoux

PIERRE DE VALÉVOUX
N’est-ce pas le livre en question ?
90 pages / 13 € / Format 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-64-1
Paru le 20 mars 2026
〈 Le livre 〉
Composé uniquement de questions, auxquelles vous finirez (forcément) par chercher à répondre, ce livre se révèle une expérience de lecture inédite et surprenante, une drôle d’interrogation (évidem­ment) sur la création, l’identité et le sens de la vie (notamment).
〈 Extrait 〉
Puis-je vous poser quelques questions ?
Puis-je vous poser un peu plus que quelques questions? Puis-je vous poser quelques questions pour un livre dont j’ai le projet ?
Pensez-vous que je puisse faire un livre des questions que je voudrais vous poser ?
Pensez-vous que cette question, «Puis-je vous poser quelques questions?», pensez-vous que cette question puisse être la première d’un livre fait des ques- tions que je vous poserais ?
Pourquoi pensez-vous que je ne peux pas faire un livre des questions que je vous pose ?
Pourquoi pensez-vous que je ne peux pas faire un livre des questions que je vous pose, puisque je vous en pose ? Croyez-vous que je ne suis pas capable de faire un livre des questions que je vous pose ?

« N’est-ce pas le livre en question ? – on remarquera la forme interro-négative qui ne laisse guère de doute sur la réponse – est un livre qui se moque des codes et qui se moque de nous. Qui nous provoque, même. C’est le monde à l’envers, un livre où l’auteur nous interroge, un livre qui, au lieu de nous apporter des réponses, nous pose des questions. Certaines semblent bien naïves — « Que ne ferez-vous plus après la mort ? » — , d’autres absurdes — « Êtes-vous vous ? » — , d’autres hautement philosophiques — « Vous faut-il faire semblant pour être ? » —, la plupart sont tout ça à la fois. Le livre, les regroupant par thématiques, procède par glissements de sens, par subtiles variations — expansion ou retranchement — nous entraînant dans le vertige de nos incertitudes quant à l’identité, la création, l’amour, la mort.
Comment lire un tel livre ? Sans doute par fragments, une page par ci, une page par là. Parce qu’inévitablement, chaque question suscite le désir d’une réponse — quand elle ne nous met pas face à notre incapacité à en donner une. Il est une invitation à écrire son propre livre. il est un livre ouvert, comme un miroir qui nous serait tendu. On peut en faire une lecture solitaire, une occasion d’introspection, un jeu à plusieurs, un prétexte à discussion. On peut imaginer la façon dont on mettrait cette parole en scène. Une telle démarche qui, à la manière oulipienne, tire sa force d’une contrainte, constitue à la fois une réflexion sur l’être humain — « Ne vous réjouissez-vous pas d’être une série de questions infinie ? » — et, en remettant le livre en question, une invitation à nous demander ce que nous attendons de la lecture. » → Lire l’intégralité de l’article ?
Anne Randon benzinemag.net 
« Mais quel est donc ce livre ?
Qui se cache derrière ce pseudo ?
Mais pourquoi le livre n’est pas folioté ?
Est-ce qu’un livre de questions questionne vraiment ?
Est-ce un livre conceptuel (que l’on va feuilleter sans le lire) ou un livre pratique (que l’on va vraiment utiliser pour s’auto analyser) ?
Est-ce que les lecteur.trice.s vont avoir peur d’être le sujet du livre ?
Est-ce que cette accumulation de questions peut vous perturber, vous remettre en question ?
Est-ce que pour une fois l’histoire ça peut être vous, avec rebondissements à gogo ?
Êtes-vous le héros/héroïne de ce livre ?
Are you prêts à être le héros/héroïne de ce livre ?
Allez-vous acheter ce livre ?
Allez-vous utiliser ce livre ? »
Allez-vous lire l’intégralité de l’article ? →
Eric Arlix TINA
« « Pourquoi ne pas se réjouir de ne pas encombrer le monde ? » La question est plus ouverte qu’il n’y paraît, la réflexion qu’elle induit ne prétend apporter nulle sagesse. L’important, c’est la question suivante : « Ne vous réjouissez-vous pas d’être une série de questions infinie ? » Parfois, peut-être. On lit avec un sérieux amusement ce N’est-ce pas le livre en question en se disant que, sans doute, nous ne sommes pas le seul à continuer à se poser ses irrésolues interrogations. On écoute la vraie respiration de sa possibilité de parvenir à aucune individualiste affirmation, à la permanence des manifestations de nos communes absences. »
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La viduité