La décision de Brandes

La décision de Brandes Eduard MÁRQUEZ
Traduit du catalan par Edmond Raillard
128 pages / 16 € / Format 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-06-1
Conception graphique : Mr Thornill
Date de publication : 10 octobre 2017
La traduction de ce livre a reçu le soutien
de l’Institut Ramon Llull

Un roman lyrique et moral qui explore les petites formes d’opposition
à l’arrogance et à l’abus de pouvoir.
Un chant à l’amour, aux souvenirs, à la vie, à l’art… Un poème parfait.
« Vous choisissez », m’a-t-il dit. À cet instant, je ne savais presque rien de cet homme. C’est tout juste si je savais qu’il s’appelait Hofer, Walter Andreas Hofer ; qu’il sillonnait Paris à la recherche d’œuvres d’art pour la collection particulière de Göring et que, lorsqu’il voulait, il pouvait être extrêmement persuasif. « Vous choisissez. » Une voix impérieuse, habituée à dicter ses conditions ; à laisser la peur ou le doute ébranler la faculté de décider jusqu’à la réduire à néant. « Si vous voulez récupérer vos tableaux, vous n’avez qu’à me donner le Cranach. »
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Voyage dans la mémoire et dans les couleurs, chant à l’amour et à l’art, un roman subtil et lyrique qui explore les petites formes d’opposition à l’arrogance et à l’oppression, les émotions contradictoires et la force des souvenirs qui donnent un sens à une vie qui s’achève.
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« Le roman de Márquez est un voyage dans le temps, du crépuscule de la vie à ce moment brûlant de la décision, comme Hofer l’a formulé. Un voyage de mémoire et de contemplation à travers l’expérience personnelle et la voix des autres. Un voyage sensitif à travers les couleurs, les textures et les surfaces, leurs significations mystiques et leurs absolues réalités. La décision de Brandes est un memento mori, en même temps qu’une accusation explosive — peut-être aussi, dans une certaine mesure, une auto-accusation. Cette généalogie des ombres est un registre des vies aimées, des vies perdues et des vies trahies, des décisions prises, des silences gardés sous la contrainte, par lâcheté ou par concessions faites sans protester. Toute sa vie, Brandes a oscillé entre l’immobilité et le mouvement, la passivité et l’action, tant dans l’art que dans la vie. En tant que peintre, il a lutté avec le sens profond et la forme extérieure, avec le mouvement et les natures mortes. Dans sa vie, il a vacillé entre les rêves et les faits, le présent et la mémoire, la permanence et l’évasion. Et le souvenir de tout ce qu’il a fait ou n’a pas fait, de tout ce qu’il avait ou n’avait pas décidé, emplit, en même temps qu’elle l’éclaire, la fin de sa vie. » Mika Provata-Carlone
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« Ce roman rend hommage, au milieu de la mégalomanie et du bombardement du monde d’aujourd’hui, à la grandeur des petites révoltes et des formes discrètes d’opposition à l’oppression, à la dignité de défendre quelque chose que l’on considère comme inaliénable, aussi modeste soit-il. L’histoire devient ainsi une véritable déclaration de la position éthique de son créateur, que Braque et Brandes partagent avec Márquez : travail constant, humilité, perfectionnisme et patience. »  Javier Cisneros
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« Je tenais simplement à vous signaler mon enthousiasme pour La décision de Brandes que je lis actuellement*. » Marylin Anquetil, librairie Mollat, Bordeaux
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Coups de coeur également de la librairie 47° Nord, Mulhouse et de la librairie La Forge, Marcq-en-Barœul
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Lors d’une soirée consacrée à la rentrée littéraire organisée à la médiathèque de Wissembourg (Bas-Rhin), Willy Hahn, de la librairie À Livre ouvert (sise dans la même ville), a présenté ses choix : des livres qui justement « évoquaient le terrible thème du « choix », de la bonne décision à prendre dans des circonstances particulières » : La Décision de Brandes d’Eduard Márquez fut parmi ceux-là, au côté de Niels d’Alexis Ragougneau et L’Homme de miel d’Olivier Martinelli. Comment le savons-nous, qui n’avons pas la chance d’habiter Wissembourg ni ses environs ? Grâce à l’excellent compte-rendu de Catherine Chollet dans les Dernières nouvelles d’Alsace.

Le traducteur Edmond Raillard
est lauréat du Grand prix de traduction de la Société des gens de lettres en 2013. Traducteur de l’espagnol, en particulier des romans de José Carlos Llop, et du catalan, notamment Jordi Puntí, Pep Coll, Quim Monzó, Sergi Pàmies, Marta Rojals, et de Confiteor et Voyage d’hiver de Jaume Cabré, tous deux publiés par les éditions Actes Sud.