Malacqua

Malacqua NICOLA PUGLIESE
Titre original : Malacqua
Quatre jours de pluie dans la ville de Naples dans l’attente
que se produise un événement extraordinaire.
Traduit de l’italien par Lise Chapuis
Format 13 x 20 cm / ISBN 979-10-95434-11-5
Conception graphique : Mr Thornill
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Date de publication : automne 2018
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 Malacqua est un livre « qui a un sens, une intense force communicative » Italo Calvino
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« Quel est le secret de ce roman singulier? Quelle est l’illusion d’une écriture comparée par les critiques à Cent ans de solitude de Márquez et qui s’inscrit dans la grande tradition européenne du XXe siècle qui mène de Joyce à Kafka, en passant par la langue de D’Arrigo et la douloureuse autobiographie de Carlo Emilio Gadda ? » Armida Parisi
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Si l’on s’en tient aux faits, Malacqua est la chronique de quatre jours de pluie dans la ville de Naples, du 23 au 26 octobre d’une année indéterminée au cours desquels se produisent des événements étranges, dans une atmosphère d’attente, pas seulement de la fin du déluge mais surtout d’un événement extraordinaire. Cette longue et dense chronique d’un désastre commence par deux morts, à cause de la pluie, deux voitures englouties dans une crevasse.
Ce mauvais temps ne provoque pas seulement des éboulements et des effondrements. Dans l’incertitude hostile créée par la pluie se multiplient des faits inhabituels, prennent corps des présages et de noirs avertissements. La peur crée l’attente d’un événement extraordinaire et le roman se transforme alors en l’attente de cet événement absurde, irrationnel, capable de briser les perspectives mêmes de la vie.
Naples bien sûr est le vrai protagoniste de Malacqua. Ville de la pluie (il pleut beaucoup dans les livres des Napolitains a fait remarquer un critique), ville du rêve et de la spéculation immobilière, coeur de l’exploitation intensive sur le dos de ceux qui ne sont pas puissants. À travers les rues anciennes de la ville, les quatre jours de pluie alimentent un suspens appliqué aux raisons mêmes de l’existence. Et l’événement extraordinaire tant attendu trouve son origine fondamentale dans un sentiment ancestral des Napolitains : l’attente ambigüe qu’un « miracle » puisse intervenir pour améliorer leurs conditions de vie précaires. Miracle qui jamais n’adviendra.